violation de la déontologie expe

3ème Dire à l'Expert CHAINE

- Déclarations comparées du Dr TAZARTES et des Experts judiciaires Laurent LAROCHE et Gilles CHAINE

 Le 1er juillet 2007, j'envoyais à l'Expert Gilles CHAINE trois nouveaux Dires à Expert, rédigés après avoir pris connaissance de la déclaration du Dr TAZARTES de novembre 2002 et l'avoir comparée aux écrits des Experts LAROCHE et CHAINE. Le troisième d'entre eux s'intitulait : « Déclarations comparées du Dr TAZARTES et des Experts ».

Le Dr TAZARTES a donné sa déclaration à l’Expert LAROCHE en dehors de la réunion d’expertise de novembre 2002. A l’époque, je n’ai pas même eu connaissance de l’existence de cette déclaration. Il l’a ensuite donnée, de la main à la main, à l’Expert CHAINE, au début de la deuxième expertise du 14 février 2007. L’Expert CHAINE à qui j’ai tout de suite dit que je ne connaissais pas ce document, l’a rangé pour utilisation ultérieure et, malgré plusieurs courriers de ma part pour la réclamer, ne me l’a envoyé que 2 mois plus retard, après avoir rédigé son pré-rapport. Il n’a pas répondu à mes observations sur le sujet et n’a pas modifié son rapport d’expertise.

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La comparaison des trois textes met en évidence leur parfaite similitude. Les discours des Experts apparaissent, non pas comme l’aboutissement d’un travail d’expertise personnel, honnête et rigoureux, mais comme la simple répétition des déclarations du Docteur TAZARTES, dont ils reproduisent les erreurs et les fausses déclarations. Le résultat équivaut à une véritable désinformation, visant à exonérer les chirurgiens de toute responsabilité médicale – au mépris du bon sens, des examens et comptes-rendus décrivant mon état, des données acquises de la science et de la pratique médicales, ainsi que des règles de déontologie de l’expertise judiciaire.

Voici quelques exemples :

Ø  La malocclusion palpébrale, non pathologique en elle-même, pour laquelle j’étais allée consulter le Docteur  TAZARTES, et l’exophtalmie bénigne que j’avais depuis 15 ans, devient « orbitopathie /  ophtalmopathie dysthyroïdienne », « myopathie dysthyroïdienne » et « exophtalmie disthyroïdienne pouvant compromettre la vision ».

Ø  La malocclusion palpébrale, pour laquelle le Docteur TAZARTES m’a prescrit une 1ère DOO et pour laquelle le Docteur KRASTINOVA m’a prescrit une deuxième DOO, est niée ou rendue « subjective » – alors que le Docteur TAZARTES l’a aggravée en fixant les ligaments palpébraux en deçà de leur point de fixation d’origine. A ce sujet, je voudrais que le Dr TAZARTES et les Experts expliquent ce qu’ils entendent par  « malocclusion subjective » 

Ø  Tous les autres dommages que j’ai établis sont pareillement niés, ou passés sous silence.

Ø  La diplopie, manifeste dans toutes les positions du regard, y compris en position primaire, est réduite au « regard inférieur extrème latéral gauche » (en contradiction avec tous les examens et comptes-rendus) ;

Ø  L’œil le plus atteint ne serait plus le droit, mais le gauche (en contradiction avec les tous les examens et comptes-rendus) ;

Ø  L’insuffisance de divergence devient une insuffisance de convergence (en contradiction avec les tous les examens et comptes-rendus) ;

Ø  La décompressions orbitaire par voie coronale n’aurait plus d’incidence sur et ne modifierait plus les fentes palpébrales ;

Ø  Le raccourcissement des fentes palpébrales et le relâchement subséquent des paupières inférieures n’aggraveraient pas la malocclusion. (En d’autres termes, la longueur de la tringle n’a plus d’incidence sur le froncé du rideau et votre rideau sera tendu ou détendu de la même façon, que vous l’adaptiez sur une tringle de 1 mètre ou sur une tringle de 2 mètres) ;

Ø  Les décompressions orbitaires par voie coronale n’auraient plus d’incidence sur la vision comme sur la motilité oculaire (atteinte des muscles, de l’acuité visuelle, du champ visuel, de la vision nocturne)

Etc. (Voir tableau ci-dessous)

Rapport du Pr LAROCHE

(19 mai 2003)

Déclaration du Dr TAZARTES

(12 avril 2002)

Pré-rapport du Pr CHAINE

(11 avril 2007)

 « Madame Anne BUCHER est porteuse depuis 1985 d'une maladie de Basedow connue, avec début d'ophtalmopathie dysthyroïdienne » (p. 3)

«  …le Docteur KRASTIVONA… lui aurait expliqué que lorsque l’on opère une patiente présentant une myopathie dysthyroïdienne…. » (p. 6)

« Ce qui est une spécialité médicale c'est la prise en charge d'une exophtalmie disthyroïdienne pouvant compromettre la vision. » (p. 15) 

« Madame BUCHER atteinte d'une ophtalmopathie thyroïdienne est opérée à deux reprises… » (p. 16)

« Maladie en cause : Maladie de Basedow avec exophtalmie séquellaire avec sensation d'occlusion incomplète de l'œil gauche la nuit. »

« Il persistait, lors de la consultation initiale, une orbitopathie séquellaire avec exophtalmie et malocclusion nocturne gauche subjective. »

« Mme BUCHER Anne présentait une maladie de Basedow depuis 1985 ayant été traitée et ayant récidivée dans les années 93 à 94. »

 

« Madame BUCHER était atteinte d'une ophtalmopathie dysthyroïdienne, séquelle de la maladie de Basedow qu'elle avait présentée en 1985. » (p. 11)

« La prise en charge de l'ophtalmopathie dysthyroïdienne est complexe. » (p. 13)

« …les patients présentant une ophtalmopathie dysthyroïdienne avec des signes inflammatoires… Il ne s'agissait pas du cas de Madame Anne BUCHER qui présentait un stade séquellaire sans signe inflammatoire» (p. 13)

« Vers 1992/93… Madame BUCHER aurait noté une exophtalmie, responsable d'une inocclusion palpébrale essentiellement nocturne. » (p. 3)

 « Inefficacité de l'intervention car l'inocclusion nocturne persiste… » (p. 4)

« Madame BUCHER se plaint … d’une lagophtalmie nocturne persistante (inocclusion palpébrale)… » (p. 7)

« …Il existait un problème de fermeture incomplète des paupières à gauche mais sans signes objectifs de lagophtalmie» (p. 6)

« sensation d'occlusion incomplète de l'œil gauche la nuit » ;

« malocclusion nocturne gauche subjective » ;

« ses symptômes subjectifs nocturnes » ;

« la sensation de mauvaise fermeture oculaire la nuit » ;

« ses symptômes subjectifs nocturnes » ;

« persistance subjective de cette malocclusion » ;

« ce symptôme subjectif… » (X 2)

« mal occlusion palpébrale essentiellement nocturne prédominant surtout sur l'œil gauche. » (p. 7) ;

« …mal occlusion nocturne plus marquée à gauche qu'à droite. » (p. 8) ;

« …. une impression de ride et toujours de l'inocclusion palpébrale nocturne. » (p. 9) ;

« …une inocclusion palpébrale essentiellement nocturne prédominant sur l'œil gauche. » (p. 11) ;

« persistance de l'inocclusion nocturne. » (p. 14)

« La sensation de paupière supérieure qui frotte sur la cornée est en partie subjective. » (p. 15).

« On observe… une bonne occlusion palpébrale... Il existe une bonne occlusion palpébrale. » (p. 7)

« L'intervention… est une décompression orbitaire. Il n'a donc pas été touché aux paupières. » (p. 14)

« La chirurgie n'a, à aucun moment, modifié le status de la paupière supérieure ou du muscle orbiculaire qui puisse expliquer la persistance subjective de cette malocclusion. »

 « Il existe une bonne occlusion palpébrale. » (p. 11)

 « Les autres lésions alléguées (…), en particulier les modifications de la taille des fentes palpébrales sont subjectives. » (p. 15)

« L'intervention pratiquée par les Docteurs TAZARTES et KRASTINOVA est une décompression orbitaire» (p. 14)

« Une chirurgie réparatrice orbitaire a donc été réalisée…

décompression orbitaire de la paroi interne et latérale de l'orbite par voie coronale

« le motif de consultation est une mal occlusion palpébrale » p. 7 (…) « Les interventions dont a été l'objet Madame BUCHER ont consisté par voie coronale, en des décompressions orbitaires » (p. 12)

« …pas d’asynergie oculo-palpébrale ni de rétraction de la paupière supérieure» (p. 8)

« …on ne retrouvait pas de rétraction des paupières supérieures expliquant une malocclusion ne se manifestant que la nuit.

« …je n'ai à aucun moment, pu mettre en évidence la malocclusion (fermeture incomplète de l'œil la nuit) dont se plaint la patiente : il n'existe aucune rétraction palpébrale supérieure ni inférieure… »

 

« Cette mal occlusion pouvait avoir plusieurs origines, soit une rétraction de la paupière supérieurece qui n’était pas le cas » (p. 8)

 « En l'absence de rétraction de la paupière supérieure » (p. 9)

« Madame BUCHER ne présentait pas, ni avant la première intervention, ni avant la seconde intervention, de rétraction de la paupière supérieure. » (p. 12)

« vaste zone de sclère à nu… et un gonflement des paupière inférieures (réalisant l'aspect habituellement décrit sous le terme de "poches") en rapport avec son ophtalmopathie Basedowienne. » (p. 6)

 « …malocclusion nocturne pouvant être en rapport avec l'exophtalmie et la ptose des paupières inférieures… »,

« …paupières inférieures qui étaient ptosées et rétractées… »

« L'examen clinique réalisé par le Docteur TAZARTES n'a pas mis en évidence de rétraction palpébrale, ni supérieure ni inférieure, pouvant expliquer cette mal occlusion. » (p. 13)

 

« Toutefois, apparaît en post opératoire une diplopie (vision double) dans le regard en bas. » (p. 4) …

« Le Docteur TAZARTES a observé en post opératoire une diplopie dans le regard en bas et à gauche. » (p. 6)

Elle se plaignait, par ailleurs, d'une diplopie dans le regard inférieur extrème latéral gauche…

« Diplopie dans le regard extrème inféro-latéral gauche… »

 « La diplopie prédomine dans le regard vers le bas et en temporal surtout dans le regard vers la gauche » (p. 15)

 « Ce bilan montre effectivement une limitation modérée du droit inférieur gauche… » (pp. 10/11)

 

« … Pas de diplopie de face… »

« En position primaire, il n'existe pas de diplopie. La diplopie n'apparaît que dans le regard vers le bas» (p. 11)

« L'équilibre binoculaire est parfait avec correction et avec les prismes incorporés dans les verres de lunettes. » (p. 12)

 

« Il est toutefois à constater que l'occlusion simple d'un oeil supprime la diplopie, et donc la position anti-diplopique correspondante. » (p. 11)

 

« Une prismation de 4 dioptries de base inférieure sur l'œil droit et de 2 dioptries de base externe sur l'œil gauche permet une suppression de la diplopie. » (p. 11)

« [La diplopie] est compensée par une correction prismatique» (p. 15)

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